Sur Sud Radio, Axel Lamotte alerte sur les dangers des baignades et l’urgence de former davantage de nageurs et de sauveteurs

Le 25 mai 2026, Axel Lamotte (membre du comité directeur FFMNS) a été interviewé par Sud Radio au sujet de la sécurité des baignades, des risques liés aux baïnes et de la situation préoccupante des maîtres nageurs sauveteurs en France.

À l’approche de l’été, son message est clair : la prévention doit commencer avant les premiers départs en vacances. Trop d’accidents surviennent encore par manque d’information, par méconnaissance des courants ou parce que le niveau général de nage reste insuffisant.

« Les baïnes ont l’air inoffensives, mais elles sont extrêmement piégeuses », a-t-il rappelé. Ces phénomènes, bien connus sur le littoral atlantique, peuvent entraîner les baigneurs vers le large avec une force considérable. Face à ce danger, Axel Lamotte insiste sur un réflexe essentiel : « Si l’on se sent emporté, il ne faut pas lutter contre le courant. Il est trop puissant. »

Avant toute baignade, la préparation reste indispensable. Connaître les horaires de marées, le coefficient, les conditions météorologiques et les consignes locales peut faire toute la différence. Comme l’a souligné Axel Lamotte, « avant d’aller se baigner, il faut connaître l’horaire des marées, le coefficient et les conditions du jour. »

Au-delà des comportements individuels, cette interview a aussi été l’occasion de rappeler un enjeu national : le niveau de nage de la population. « Le niveau général de nage dans la population est trop faible », a-t-il alerté. Pour la FFMNS, il devient urgent de renforcer l’apprentissage de la natation, dès le plus jeune âge mais aussi tout au long de la vie.

Axel Lamotte appelle ainsi à une mobilisation forte : « Il faut absolument un plan d’urgence de formation à la natation pour toute la population. » La natation ne peut pas être pensée uniquement comme une activité estivale. Elle doit être intégrée durablement dans les politiques publiques d’éducation, de prévention et de santé.

Cette nécessité est d’autant plus forte que les besoins en surveillance augmentent. Avec des épisodes de chaleur plus fréquents et des périodes de baignade qui s’allongent, les zones surveillées devront être ouvertes plus tôt et plus longtemps. « Avec le changement climatique, il faudra ouvrir les zones de baignade plus tôt et plus longtemps », a rappelé Axel Lamotte.

Mais cette évolution se heurte à une réalité préoccupante : la France manque de maîtres nageurs sauveteurs. « Il manque des milliers de maîtres nageurs sauveteurs aujourd’hui », a-t-il indiqué. Pour la FFMNS, cette pénurie doit être prise au sérieux, car elle touche directement à la sécurité des usagers.

Axel Lamotte a également insisté sur la nécessité de mieux reconnaître la profession. « On confie chaque jour aux maîtres nageurs la vie de centaines de personnes », a-t-il rappelé. Ce métier demande une vigilance permanente, une excellente condition physique, une forte capacité d’analyse et une grande résistance psychologique.

« C’est un métier d’utilité publique », a-t-il affirmé. Pourtant, les responsabilités exercées par les maîtres nageurs sauveteurs ne sont pas toujours reconnues à leur juste valeur. La FFMNS rappelle que la sécurité des baignades repose sur des professionnels formés, disponibles et correctement considérés.

Enfin, Axel Lamotte a appelé chacun à adopter les bons réflexes : se baigner dans les zones surveillées, écouter les consignes des maîtres nageurs sauveteurs, ne pas surestimer ses capacités et renoncer à l’eau lorsque les conditions sont dangereuses.

Son message tient en une idée simple : la baignade doit rester un plaisir, mais jamais au détriment de la sécurité.

Pour la FFMNS, cette intervention sur Sud Radio rappelle l’urgence d’une politique ambitieuse autour de la natation, de la prévention des noyades et de la reconnaissance des maîtres nageurs sauveteurs. La sécurité aquatique est un enjeu collectif. Elle se prépare, elle s’apprend et elle se transmet.

https://www.sudradio.fr/societe/penurie-de-maitres-nageurs-on-aura-de-plus-en-plus-de-noyades